

exposition
KYO - Peintre & Sculpteur
12 au 19 Juillet 2026

Entre Madones, Kokottes et corps,
Kyo explore différents chemins artistiques depuis 1995, date à laquelle créer est devenu une évidence.
Née au Mans, elle a fait de l'engagement et de la parole donnée son éthique de vie. Après avoir été responsable d'un bureau de presse et « sculpteur de têtes », comme elle se plaît à dire,
l'art a toujours guidé ses mains.
Modèle de la photographe Claude Alexandre dès les années 80, elle subit un choc :
montrer le corps dans tous ses états !
Sa passion pour Matisse et sa rencontre avec Louise Bourgeois la poussent à emprunter
un autre chemin. Artiste autodidacte, elle prend des cours chez Mac Avoy et expose ses créations dans différentes expositions personnelles et collectives en France.
Dynamique, spontanée et généreuse, l'œuvre de Kyo dégage et stimule les sens!
Du papier à la terre en passant par le bronze ou la résine, elle exprime son obsession des formes et des rondeurs. Ses toiles sont comme des fresques et ses sculptures comme des trésors archéologiques travaillés et patinés par le temps.
Ses œuvres sont exposées à Paris, Marseille, Bruxelles, Lisbonne, Madrid et New-York.
Le projet autour des poules baptisées
« Crazy Kokottes » est né d’une réflexion
libre et vagabonde autour de cet animal
si familier et pourtant si symbolique.
Extrait du Larousse, « Cocotte » : nom féminin. Casserole en fonte, poule dans le langage des enfants, morceau de papier plié figurant vaguement une poule, femme galante… Les cocottes, femmes de joie des siècles passés, concubines, complices de la fête, du luxe et de la luxure.
Pourquoi les femmes ont-elles si souvent été comparées à ces gallinacés ? Femelle du coq, mais aussi femelle de divers oiseaux : certaines sont des « poules mouillées », d’autres donnent « la chair de poule », tandis que certaines encore cherchent à « faire passer à la casserole ».
Ce qui fascine chez les poules, c’est ce regard hypnotisé, parfois presque halluciné. Peut-être le souvenir d’avoir autrefois picoré l’ergot de seigle, cette graine qui faisait quitter le poulailler en rêve tout en les rendant un peu folles.
Les Kokottes se déclinent en robes de bronze et en différentes patines. Certaines sont assises, pattes croisées ou pattes en l’air ; d’autres affichent un regard intense ou une attitude plus rêveuse et pensive. D’autres encore, ébouriffées, semblent danser sur leurs petites pattes.
Dessins et peintures, pièces uniques et fières de l’être, en noir et blanc ou en couleur. Certaines prennent aussi vie sur toile ou sur papier japonais, noyées dans la matière et la couleur.
Toujours joyeuses, ces Kokottes portent en elles quelque chose de profondément humain.
